Sumotic, E-réputation, veille internet, community management

1 janv. 2009

Mon petit e-commerce connaît pas la crise

Un Article très bon de : www.capitaine-commerce.com

Un coup, c’est la Crise. Un autre, c’est pas la Crise.

Hier donc, ce n’était pas la Crise dans le Figaro et l’Expansion. Petit Papa Noël est déjà passé chez les e-marchands dont les ventes ont été bonnes (voir billet d’Olivier B, le Train-train quotidien en vrac, et celui de Daniel Broche, Telex Noël) grâce, on s’en doute, à une conjoncture traditionnellement propice à la vente à distance (quoique maintenant, on dise plutôt le “e-commerce”). Justement d’ailleurs, à propos de vocabulaire, il semblerait qu’encore une fois, ce soit les vadistes traditionnels qui ne tirent pas leur épingle du jeu.

Pourquoi le-commerce a-t-il encore battu des records à Noël ?

  1. Pour le côté pratique du e-commerce, ça semble évident : plus besoin d’aller se frotter à la foule dans les magasins pour acheter la Wii ou le dernier iPhone. La logistique ayant fait beaucoup de progrès, il semblerait que les délais de livraison soient maintenant, dans la plupart des cas, tenus et que la confiance des utilisateurs dans ces délais soit suffisante pour déclencher des vagues d’achat en ligne
  2. Pour les prix : on l’a déjà assez et souvent dit, les prix sur Internet sont moins chers que partout ailleurs et les bonnes affaires sont à tous les coins de page (web). C’est particulièrement vrai dans l’électronique grand public, l’électroménager, mais aussi dans l’habillement et les jouets.
  3. Pour la rareté ou l’originalité : sur Internet on trouve de tout, de n’importe quoi, mais surtout ce qu’on ne peut pas trouver à proximité de chez soi. C’est donc l’occasion pour les e-vendeurs de tout crin de vendre l’invendable : de l’occasion à peine usée, des produits artisanaux de qualité, des articles de niche hyper-spécialisés, de l’introuvable en France
  4. Pour le choix : corrélativement à mon point 3, évidemment, Internet offre une gamme de choix jamais atteinte depuis l’invention du Minitel (et encore, j’en suis pas sûr) et du catalogue Sears en 1888 (découvrez l’historique de ce catalogue, aussi connu aux US que LaRedoute et 3 Suisses chez nous)

Alors pourquoi les vadistes perdent-ils des parts de marché ?

Après tout, leur offre n’est pas pire que celles des autres, leurs sites sont d’une efficacité redoutable, et leurs méthodes marketing imparables, et pourtant, ils perdent des parts de marché. Pourquoi ?

Evidemment, il serait trop simple de donner des réponses toutes faites dans un billet (surtout de la part d’un homme qui se ballade, c’est de notoriété publique, en collants verts), mais quelques grandes lignes peuvent être tracées :

  1. des infrastructures anciennes qui pèsent sur les coûts. Cela comparé à la concurrence nouvelle, dont les infrastructures récentes sont adaptées au nouveaux us et coutumes du marché
  2. une image de marque vieillissante. Vieilles comme nos grand-mères, les enseignes nordistes souffrent d’une image de marque vieillissante qui aurait sans doute besoin d’un bon coup de pinceau
  3. la fin d’un monopole : c’est bête de le dire, mais Internet a mis fin à la suprématie des géants de la VAD qui maîtrisaient sur toute la ligne (téléphone, minitel, courrie et catalogue), ce que personne d’autre ne pouvait raisonnablement faire sans se lancer dans des investissements périlleux. Aujourd’hui, la concurrence est partout, presqu’invisible, en tout cas, innombrable (imaginez, plus de 40,000 sites e-commerce, sans compter les nombreux vendeurs sur Ebay et autres plateformes de e-commerce)

Quid de l’avenir ?

Comme nous l’apprenons dans le Figaro et l’Expansion, qui citent la même étude, tout cela est bien beau, mais n’empêche pas de poser la question de la rentabilité. Comme tout un chacun sait, on peut gagner des parts de marché sans être rentable, mais il y a des limites. A un moment donné, les actionnaires aiment bien goûter aux fruits de leurs investissements. Et comme le souligne le Xerfid, auteur de l’étude, les performances financières de nombreux acteurs sont “fragiles et de nombreux acteurs parmi les plus importants ont un résultat net négatif”.

Ce qui veut dire que la situation n’est pas figée, loin de là. Les gagnants d’aujourd’hui seront peut-être les perdants de demain et vice-versa. A un moment donné, les fondamentaux financiers joueront à plein et l’on pourra alors découvrir les vrais maîtres du marché. Qui seront-ils ? A votre avis ?

Merci encore ...


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